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Immersion en 2032 : récit d’un animateur radio

On annonce sa mort depuis l’arrivée de la télévision. Pourtant, même la révolution numérique du début du siècle n’en sera pas venue à bout. La radio reste encore et toujours l’un des médias les plus consommés, même si celle-ci ne ressemble en rien à son illustre ancêtre. Finalement, la seule perte provoquée par le tournant numérique aura été l’abandon des bandes FM, au profit de la RNT (radio numérique terrestre) implanté dès le début du 21ème siècle, puis enfin la totale délocalisation des radios vers un système d’application. Aussi, comme la télévision, les programmes de « rattrapage » se sont multipliés avec les podcasts, provoquant une certaine délinearisation du média. La radio s’écoute aujourd’hui de nombreuses manières différentes, sur différents canaux. Toutefois, elle reste écoutée plus que jamais.

Logo On Air

27 janvier 2032. Paris.

7h.

Le monde des rêves cede la place à la réalité, rythmé par la radio RTL qui me donne les premières informations du jour. Les enceintes connectées à ma maison et disposées près de mon lit se déclenchent chaque matin en guise de réveil. Certains préfèrent entendre l’analyse du sommeil de la nuit passée, mais j’ai toujours préféré me faire réveiller par une voix amicale, et surtout humaine. De plus, je ne suis pas vraiment addict du quantified self.

Je sors de mon lit et traverse péniblement les différentes pièces de ma maison jusqu’à la salle de bain. Pendant ce temps, les enceintes disposées dans chaque pièce détectent mon passage, et le son de la radio me « suit » dans mon parcours.

Une fois ma toilette terminée, je décide de stopper les informations toujours plus déprimantes en cette année 2032 et d’écouter un peu de musique. Un simple « tap » sur mon miroir affiche les applications contenues dans tous mes appareils. Encore une fois, je pourrais très bien me contenter d’user de ma voix pour que les micros disposés dans chaque pièce de la maison se déclenchent et que mes désirs s’exécutent, mais vous l’aurez compris; je suis vieux jeu.

Concept Miroir Connecté

Je clique sur l’application Apple music, et lance une playlist entrainante. Une voix robotique m’annonce que ma voiture connectée quitte son parking souterrain et sera devant chez moi dans 15 minutes. Je file dans la salle à manger, toujours suivi par ma musique. Un café, une pomme, j’enfile ma veste et mes écouteurs sans fil. La musique se coupe dans ma maison et continue dans mes oreilles. Je sors de chez moi; pile à l’heure.

8h30

Ma voiture est au coin de la rue. Une alerte vient me « toquer » au poignet : ma smartwatch m’annonce que mon chauffeur robotique est devant chez moi. Parfois les objets connectés ont leur utilité, parfois un écran ne sert à rien et il suffit de regarder devant soi. La porte de la voiture s’ouvre, je m’y introduis sereinement et claque la porte.

Il est temps d’aller travailler. Destination : Les studios de Radio France.

En 2032, aucune voiture n’est stationnée dans Paris. Toutes les voitures sont connectées et autonomes, elles rejoignent d’elles-mêmes d’immenses parkings souterrains en périphérie après avoir déposé leur passager à destination.

Les changements opérés dans ce domaine m’interpellent puisque le destin de l’automobile était fortement lié à mon propre métier, celui d’animateur radio. L’écoute de la radio linéaire se faisait auparavant en priorité au volant d’une voiture. Aujourd’hui, les lecteurs embarqués dans les voitures s’apparentent plus à des sortes d’iPad rattachés au tableau de bord. Ils permettent d’accéder à la radio, bien sur, via des applications, à des podcasts pour l’écouter en différé mais aussi à n’importe quel autre contenu, comme des applications de streaming musical.

Ce domaine ayant complètement submergé les ancestraux supports tels que le CD, et même des dinosaures tels que que le vinyle, qui connaissait un certain retour jusqu’à 2020, et aujourd’hui la cassette, support privilégié du yuccie, digne descendant du hipster, ce jeune urbain branché qui sévit dans de nombreux arrondissements de la capitale.

Le streaming musical est d’autant plus important car il s’est rapidement mis à empiéter sur les plates-bandes radiophoniques, si bien qu’aujourd’hui, les radios musicales ont pratiquement disparues, au profit d’émissions ciblés.

Perdu dans mes pensées, je n’avais pas vu que je suis presque arrivé à destination. Ma voiture dépasse allègrement la statue de la liberté du XVIème avant de me déposer devant l’entrée des studios de Radio France.

9h

Sitôt déposé, mon chauffeur file loin jusqu’à se perdre dans les brumes matinales de la ville.

Je pousse les grandes portes du Studio. Celui-ci est relativement vide comme à l’accoutumée. Depuis l’explosion du travail en freelance, et l’accessibilité financière du matériel audio indispensable à la réalisation d’une émission de radio, beaucoup peuvent enregistrer leurs interventions depuis chez eux. Cette pratique est née dès la fin du siècle dernier, avec l’arrivée des ordinateurs qui permettaient alors l’automatisation de la radio. La pratique freelance en radio c’est le voice track, une technique permettant de pré-enregistrer des interventions dans des émissions. L’animateur ne produit donc plus en direct, mais plusieurs jours à l’avance. Ce système s’est très vite démocratisé, en premier par les petites radios locales, attirées par l’économie de coût de personnel qu’il offrait. Aujourd’hui, le voice track s’est généralisé même dans les grandes radios nationales.

Pour ma part, je suis un irréductible animateur traditionnel, je me rends encore dans les locaux de la radio. J’écris des chroniques chaque jour sur un fait d’actualité que j’expose dans une émission dédiée à l’information généraliste sur Radio France.

9h15

Le moment de ma chronique approche. L’émission a déjà commencé depuis un moment. Je me faufile discrètement jusqu’à une chaise vide, enfile le casque sur mes oreilles et rapproche le micro de ma bouche, puis, j’écoute attentivement ce qui se dit.

L’émission d’aujourd’hui est l’une des rares à être encore réalisée et diffusée en direct. Elle traite principalement d’actualité politique aujourd’hui, l’élection présidentielle 2032 approchant, les médias de toutes parts sont en effervescence.

Autour de moi, chaque animateur et invité du jour est assis en face de son micro. Tout un chacun essaye de ne pas trop regarder son smartphone et de faire mine de se passionner pour la discussion, elle-même scrutée et retransmise en direct sur internet via les cameras disposées ici et là dans le studio. Cela fait bien longtemps que la radio n’est plus seulement auditive. Cependant, elle a le mérite de pouvoir encore offrir tous les éléments indispensables de compréhension à l’oral, ce qui rend l’image relativement accessoire.

En face de moi, accroché sur le mur, se trouvent plusieurs grands écrans. L’un affiche l’habituel programme de l’émission, un « cartoucheur » numérique dans lequel sont stockés les chansons et jingles prêts à être lancés.

Cartoucheur Radio

L’autre écran, affiche en temps réel le nombre d’auditeurs, mais aussi lesquels écoutent la radio directement via l’application Radio France et lesquels ont vu ce programme se pusher sur leur radio-sur-mesure.

En effet, depuis quelques années, de nombreux auditeurs délaissent leurs radios habituels pour adopter une consommation sur-mesure de la radio. Via l’analyse algorithmique de leur navigation internet et centres d’intérêt, la data engendrée permet d’affiner les programmes que ces outils seront en mesure de leur offrir. Ces outils de « smart curation » sont aujourd’hui très populaires, preuve si en est de l’intérêt pour les auditeurs d’une certaine personnalisation dans le choix des contenus.

Au vu des chiffres affichés sur l’écran, la plupart des utilisateurs passent tout de même par notre canal principal, à savoir l’application Radio France. Cela n’est pas étonnant, car l’émission proposée est dédiée à l’information généraliste, et est rarement poussée sur les radios sur-mesure affinant leur recherche sur des thématiques plus précises.

Auparavant, les audiences radio tombaient 4 fois par an (hors été) et étaient mesurées par Médiamétrie qui réalisait des enquêtes téléphonique sur un panel représentatif. Autant vous dire que je vois aujourd’hui cette méthode comme une pratique d’un temps ancien, pourtant, elle était encore à l’oeuvre il y a a peine dix ans.

L’animateur principal termine sa phrase, et propose aux auditeurs de se retrouver après une courte page de publicité. Sitôt tout le monde dévêt son casque et une musique de fond se lance. Non, en 2032 publicité ne rime pas avec musique d’ambiance. Les données personnelles de nos auditeurs sont devenus une denrée précieuse pour les annonceurs depuis le début du siècle, et ont permis peu à peu le remplacement des pages de publicités « communes » à tous par des publicités ciblées. Beaucoup plus efficaces, ce type de marketing, qui sévit aujourd’hui dans tous les médias, nous épargne également à nous, animateurs, de se coltiner des pages de publicités durant nos brèves pauses.

11h05

Je sors des studios de la radio m’aérer l’esprit. L’émission n’aura pas dépassé d’une minute. Les règles de régularité du temps d’émission ont été d’avantage renforcées depuis que Apple souhaite imposer des durées très précises sur ses podcasts. Toutefois, il y a peu d’intérêt, dans le cadre d’une émission dédiée à l’actualité généraliste, à accorder au podcast. Ce type d’émission dispose d’une durée de vie très courte, puisque l’actualité sera déjà périmée demain, à l’inverse d’émissions historiques, philosophiques ou culturelles qui peuvent durer très longtemps en faisant l’objet de courantes re-éditorialisations.

D’une certaine manière, il nous faut, en tant que médias, satisfaire les caprices de Apple, Google et autre Amazon afin de s’assurer un bon référencement. Pour la radio, le format podcast est extrêmement important puisque le différé est aujourd’hui bien plus consommé que le direct. Conséquence : une certaine perte d’indépendance des radios et une position d’abus dominante de la part du GAFA, ces intermédiaires ayant confirmé leur statut de nouveaux médias avec la révolution numérique du début du siècle, ils imposent aujourd’hui leur domination écrasante sur tous les autres.

Logo GAFA

11h20

Encore quelques tâches à accomplir. La première, et la plus fastidieuse, sera l’écoute des émissions enregistrées cette semaine, afin de corriger au montage certaines anomalies. L’écoute des voice tracks reçus en vue de prévenir leurs auteurs si jamais une erreur s’y trouve.

Enfin, je profiterais du temps restant pour me confronter aux journalistes robots qui sévissent de plus en plus sur la toile afin de récolter des informations pour écrire ma chronique de demain. Puis, autant en profiter pour utiliser l’équipement audio haute qualité des studios de Radio France pour enregistrer mes propres voices track pour une radio concurrente, avec laquelle je travaille depuis 3 ans désormais.

Voilà le monde dans lequel nous vivons désormais. Un monde ultra-libéral ou un journaliste doit faire preuve de ruse en enchainant plusieurs travaux dans le but de bien gagner sa vie. J’aime mon métier. Mais j’ai conscience que l’environnement n’est pas des plus propices pour en vivre pleinement. Paradoxalement, les médias n’ont jamais été aussi accessibles et consommés.

17h

Ma voiture connectée me dépose devant chez moi avant de repartir seule en dehors de la capitale. Mon programme de ce début de soirée : enregistrer une émission pour une web radio participative. Le thème de ce soir, cinéma, avec le grand sacre des oscars approchant à grands pas. Aucune rémunération pour ce projet. Mais nous rentrons ici dans le domaine d’une passion, et d’un passe-temps.

Une chose est sure, le monde de la radio a bien évolué depuis le siècle dernier, mais ce média est plus que jamais présent dans nos vies. La radio s’est démultipliée dans ses formes et ses usages. Exit le poste Radio FM, nous l’écoutons aujourd’hui sur n’importe quel objet connecté, de la table au miroir en passant par le frigo, sans oublier des objets plus traditionnels comme le téléphone. Nous l’écoutons en différé, pouvons interagir avec elle, choisir nos programmes avec précision dans des radios émettant du monde entier.

La radio est loin d’être morte, même si en vivre pleinement est aujourd’hui compliqué. Contrairement à la presse écrite qui a complètement disparu des radars, les robots sont encore loin de pouvoir émuler la voix et la pensée humaine avec naturel, et encore moins d’user d’humour. Du moins, ils en sont incapables pour le moment…

BIBLIOGRAPHIE :

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Etre journaliste de sensation n’est pas un métier si facile

 

Posté le 17 avril 2032, à 18h27
Par Sunsetshine

 

Bienvenue cher visiteur ! Aujourd’hui je ne vais pas faire un article comme les précédents. Je sais que ce blog est avant tout un blog d’information sur les sujets les plus « tendances » du moment. Mais aujourd’hui je vais plutôt aborder avec vous un sujet qui me tient particulièrement à cœur : ma profession de journaliste de sensation. J’exerce ce métier depuis maintenant 5 longues (et intéressantes) années. J’ai beaucoup appris, beaucoup lu et beaucoup vu aussi. Je suis aussi passée par des états de déconvenue mais aussi de joie. La suite de ce récit vous plaira peut-être. Il vous donnera sûrement envie de lire la suite et de connaître mon expérience. Peut-être aussi que vous aurez envie de faire ce métier, comme moi. A vous de voir. Pour en savoir plus,  cliquez ci-dessous.

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Le Social media manager de demain

Internet a apporté de grands changements dans le monde économique et donc professionnel. Créateur de nouveaux métiers, mais en constante évolution : ces professionnels du web sont eux aussi obligés de voir leur corps de métier se transformer.

Il y a près de 30 ans l’Homme vécu un pan de l’histoire. Le monde qui s’est dessiné depuis la féodalité via des frontières évoluant au gré des guerres, s’est trouvé pour la première fois fissuré. Les murs, remparts érigés par l’humanité ont été confrontés à la création de quelque chose capable de les contourner : le world wide web.

Son père connu sous le nom de Tim Berners-Lee a nommé “world wide web” son ambition créatrice d’un “moyen de partage de documents informatique”. C’est un monde numérique qui prend forme et qui se consolide peu de temps après, via la création des adresses web (URL), de l’Hypertext Transfer Protocol (HTTP) et de l’Hypertext Markup Language (HTML). Continue Reading →

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Gamification : le jeu et le ludique deviendront-ils la base de toute communication ?

Avec un marché mondial s’élevant à 99,6 milliards de dollars en 2016, il était évident que le jeu vidéo et ses codes allaient s’insérer et impacter la communication. Aujourd’hui, la gamification fait partie des buzzword du marketing et de  la com’. Focus sur ce concept que tous nous pratiquerons de manière naturelle dans le futur.

Source : levillagebyca.com,  » les techniques de gamification appliquées aux startups »

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La réalité virtuelle au service du journalisme

La digitalisation de la société a eu de nombreuses répercussions sur les procédés de partage de l’information, ainsi que la chute de la presse papier.  Cette dernière était autrefois centralisée avec un flux partant des médias vers une audience. Aujourd’hui, la mécanique est différente. L’information est diffusée en continu et elle émane de tous et est à destinations de tous. Dans ce contexte, les mutations du genre sont multiples et certaines ont dores et déjà commencé. Elles me serviront de point de départ pour cet article.

@mobileministryforum

 

11h12. Je quitte mon domicile. Le grand jour est arrivé. Aujourd’hui je m’envole pour les Maldives. Cela fait une dizaine d’années que ces îles sont en pleine perdition. Bientôt, elles disparaîtront totalement de la surface de la planète à cause de la montée des eaux. 80% des 1 200 îles que compte l’archipel ne sont qu’à un mètre d’altitude au-dessus de la mer.

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Le JT de demain : inéluctable ou désuet ?

En 2017, à 13h ou 20h, le JT est en crise, ou dois-je dire se meurt ? Souffrant de la dispersion de l’audience sur les chaînes de la TNT, de la concurrence sur le Web et de la florescence des chaines d’information en continu, on signe l’obsolescence de la « grande messe ». Mais qu’en sera-t-il en 2030 ? La donne va changer…

 

Crédit photo : Serge Ottaviani, Plateau du JT de France 3, novembre 2014, Source :  Wikimedia Commons.

 

 Le JT : entre transformation numérique et réalité virtuelle

« Le JT est mort, même si son cadavre bouge encore ». Tel est le constat de William Irigoyen, ancien présentateur du journal télévisé d’Arte. Pas forcément ! D’ici 2030, le JT apparaîtra sous une nouvelle forme.  L’évolution technologique et les progrès numériques transformeront le secteur du journalisme audiovisuel. Désormais, les professionnels de l’information disposeront d’une palette de nouveaux outils pour rendre accessible et présenter l’actualité aux citoyens. Ce bouleversement touchera aussi bien le cœur même du métier de journaliste télévisé que les relations avec leurs téléspectateurs. Ces derniers seront face à un JT en holographie intégrant la réalité virtuelle, l’un des phénomènes émergents permis par le développement et la démocratisation des TIC (Technologie de l’Information et de la Communication). La technologie holographique fera revivre le JT : dès 20h, le présentateur sera projeté dans le salon des foyers français évoluant en 3D que l’on pourra admirer sous différents angles, en le contournant simplement sans besoin de casque ni de lunettes 3D. L’hologramme à forme humaine donnera une illusion très particulière du journaliste représenté. Une façon ludique et innovante de visionner les JT et d’être immergé dans la réalité des événements. Les informations proposées dans les JT se tourneront davantage vers l’anecdotique et l’émotionnel avec des images fortes (reportages, envoyés spéciaux…) qui se présenteront comme garants de l’authenticité et de la véracité du terrain.

Le journaliste télévisé sera présent pour assurer le lien entre les reportages, les témoins et les spécialistes qui viennent éclairer un sujet ou animer un débat. De même, les interviews sur le plateau du JT se feront eux-mêmes en hologrammes et seront téléportés en direct et connectés aux maisons des individus. Apparues pour la première fois dans l’émission 100% euro de M6, les entrevues en hologrammes de joueurs de foot de l’Euro 2016 furent appréciées par les médias étrangers. Même les politiques s’y mettent ! Avec l’apparition notamment de Jean Luc Mélenchon en meeting sous forme d’hologramme en vue des élections présidentielles 2017. Des prouesses techniques qui seront plus amplement développées et testées d’ici 2030 et seront à coup sûr adoptées par les chaines d’information continu. Beaucoup de moyens financiers seront octroyés pour arriver à constituer des JT holographiques qui changeront radicalement le mode de vie des téléspectateurs.

Ces innovations visuelles permettent de tirer un trait définitif avec le monotone JT et de faire face à la désaffection des français.  Le numérique ne sera donc plus un secteur mais une transformation complète de la société et de l’économie. L’organisation du travail s’en trouve aussi modifiée. En effet, ces techniques ultra réalistes nécessitent une équipe au grand complet dynamique et réactive. Au total entre 50 et 100 professionnels (cela dépend des chaînes) travaillent chaque jour à la réalisation de chacune des éditions du JT : chef de rédaction, rédacteurs en chef, chefs d’édition, présentateurs, journalistes de desk ou reporters, assistants de production, etc. La chaîne met en outre à la disposition de la rédaction des cadreurs ou des JRI (journaliste reporter d’images) des opérateurs du son, des monteurs vidéos, des sonorisateurs, des infographistes, plus une équipe de studio chargée de la programmation holographique où l’on retrouve réalisateur, chef de plateau, cadreurs, ingénieurs de la vision, ingénieurs du son et mélangeurs d’image … Chaque édition de JT abordera en moyenne 25 sujets sous plusieurs formes et durera en moyenne 45 minutes. Seront accordées 10 à 15 minutes de plateau assurées par le présentateur et 25 à 30 minutes de reportages et d’images commentées. L’actualité nationale comptera pour 50% de l’édition, et l’autre moitié sera consacrée à l’actualité internationale (contre 20 à 30% actuellement).

Le JT du 20h (re)constituera un rituel particulier, moment fort qui viendra structurer le flux télévisuel et surtout inscrire le téléspectateur dans une relation particulière à l’information. Il occupera ainsi une place importante dans l’espace public. Sans oublier le métier de journaliste télévisé, qui lui aussi aura aussi franchi un nouveau cap. Mais lequel ?

Marier journalisme TV et entrepreneuriat, ça existe ?

Les journalistes indépendants et les UGC (User-generated content) font déjà partie intégrante du jargon journalistique. Dès lors, un nouveau statut verra le jour : le journaliste-entrepreneur. Oui, l’aventure entrepreneuriale sera possible pour eux ! Même si nous avons toujours considéré le journaliste comme nécessairement salarié, les lois évolueront concernant son statut.

                                                    Crédit photo : Manners, be.independant.com.         

En 2030, les journalistes télévisés (ou non) se lanceront dans la création de start-up de l’information et auront leurs propres émissions et chaînes d’info. Ces dernières continueront de tripler et les journalistes qui les présentent auront quintuplé. Une tendance qui permettra aux journalistes de domaines et de niveaux d’expériences différents de créer leur activité, d’innover et de monétiser leur production. Ces journalistes-entrepreneurs agiront comme de véritables agents libres et pourront offrir leurs services et diffuser directement leur production au public, sans intermédiaire. Pourquoi un tel phénomène sera accentué ? En réponse au déclin des grandes institutions médiatiques. Mais pas que, les avancées technologiques permettent aussi à tous citoyens de se lancer dans la diffusion d’information. Néanmoins, un principal obstacle surgit face à cet entrepreneuriat grandissant : l’argent. Le talent, les connaissances et les outils de diffusion ne suffisent pas … Comment le journaliste peut-il gagner sa vie hors du giron des institutions médiatiques ? Peut-être par la publicité …

Mais le marché publicitaire ne peut ainsi subvenir aux besoins de chaque personne, même les plus grands médias peinent à ce niveau là.

L’anchorman devra donc redoubler de compétence et faire preuve de rigueur et d’efficacité s’il veut créer sa propre émission télévisée. Il devra être attentif aux nouveaux supports de recherche, de diffusion et de production d’informations introduits par les nouveaux médias. L’enjeu du tri, de la collecte et de la vérification de l’information est majeur au regard de la multiplicité des sources possibles et innombrables constamment en évolution (blogs spécialisés, flux RSS, réseaux sociaux…). Ce nouveau spécimen doté de larges possibilités devra sans équivoque être habile avec la télévision du futur qui sera son acolyte de tous les jours.

La télé du futur

Média de masse dans les années 60, la télévision n’est plus ce qu’elle était, son mode de réception a changé. De nouvelles possibilités et défis technologiques sont mis à l’appui : TV 3D, interactive, connectée, mobile, HD… Mais à quoi ressemblera-t-elle en 2030 ?

La télévision du futur sera holographique et commercialisée sur le marché des nouvelles technologies. L’auteur de ce bouleversement est Microsoft, la firme de Bill Gates, qui propose une nouvelle façon de regarder la télévision avec un écran holographique et son casque de réalité virtuelle augmentée HoloLens. Le premier téléviseur holographique verra le jour à l’horizon 2030, et tous les individus visionneront le JT en holographie. Une technologie déjà popularisée dans la saga « Star Wars » dans les années 80, l’hologramme se développe encore plus loin, il sera désormais possible de jouer au casino en ligne dans des conditions réelles sur une table de blackjack, de visionner des documentaires en immersion à 360 degrés, de regarder des programmes sportifs en 3D en faisant apparaître des joueurs en hologramme en plein milieu du foyer des français. Les utilisateurs pourront ainsi interagir avec les images, zoomer sur une action, retourner en arrière et même activer les ralentis.

Passant par l’ultra haute définition (4K), la réalité augmentée et surtout la réalité virtuelle, cette immersion dans l’image représente une nouvelle frontière abolissant les barrières entre l’auteur et le spectateur qui devient acteur. Ce nouvel environnement fictif fera naitre en lui de nouvelles émotions et vivre des expériences inédites. La réalité virtuelle modifie considérablement la manière dont nous voyons le monde. Développée dans les jeux vidéos et le e-sport, elle affecte désormais le grand public en 2030.  Le nombre de casques de réalité virtuelle devrait atteindre les 26,5 millions dès 2020 selon le site Business Insider. Facebook entend bien créer un univers virtuel, avec Oculus et deviendra le géant de la réalité virtuelle d’ici quinze ans.

La télévision, bien qu’holographique, sera aussi connectée à Internet, aux smartphones, aux montres connectés avec un boitier de télé connecté (plus développé que Apple TV).  Ce téléviseur intelligent deviendra l’organe principale de la maison connectée en 2030. Ses fonctionnalités permettront de contrôler les appareils connectés présents au sein de sa maison. Elle jouera ainsi le rôle d’interface entre les objets connectés et l’utilisateur. Ce dernier pourra depuis son téléviseur, envoyer un SMS, éteindre sa machine à laver, changer de chaîne ou regarder deux chaînes en même temps, ajuster la luminosité de ses lampes etc.

La télévision du futur sera donc multi fonction ! L’individu lambda visionne ses programmes, s’informe et se divertit à tout moment selon ses envies, le prime time devient donc anachronique.

Confrontée à la plus grande transformation de son histoire, la tv holographique évoluera parallèlement avec l’Internet vidéo qui redéfinit la manière dont on regarde la télévision. Streaming vidéo, Netflix, Tv mobile, vidéos en direct sur les réseaux sociaux, ces nouveaux formats entrainent le passage du PAF (paysage audiovisuel français) au PAP (paysage audiovisuel personnalisé) selon Éric Scherer, Directeur de la Prospective à France Télévisions. En d’autres termes, « la télévision devient une expérience personnelle sur écrans individuels où les attentes, en matière de découverte se transforment très vite » souligne –t-il.

Si bien que cette éventuelle reconfiguration de la télévision à l’heure du numérique affecte la consommation des JT notamment à travers l’information par les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux remplaceront-il les JT ? 

Avez-vous déjà imaginé un monde sans journaliste télévisé ? Serait-il synonyme d’une société dépourvue d’information ? Les notions de journaliste et d’information ont toujours été liées, car la dernière est le fruit du travail du premier. Dorénavant, ce point est plus nuancé avec l’arrivée de profonds bouleversements liés au web. D’ici 2030, le journalisme sera concurrencé par de nouveaux acteurs, des entreprises, des robots… et surtout les réseaux sociaux. Le JT sera alors soumis à une profonde recomposition du paysage audiovisuel marquée par la domination d’Internet et par la téléphonie mobile.

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Quand la politique prend le pas sur la technologie pour transformer un métier de communicant

Depuis maintenant 10 ans Marine Le Pen, présidente de la république, a causé, par sa politique menée du tort dans le monde associatif. Beaucoup ont disparu et celles qui existent encore aujourd’hui n’ont pas toujours la trésorerie nécessaire pour embaucher des salariés, dont des chargé de communication.

Aujourd’hui, après quelques années de galère, enfin une bonne nouvelle, je viens de décrocher un poste de chargé de communication dans l’associatif et dans une association qui correspond aux valeurs que je cherche à défendre depuis que j’ai l’âge d’avoir une conscience politique. Il faut dire que depuis la fin de mes études, ce secteur a beaucoup évolué et pas vraiment dans le sens qui me convient.
Quand je prends un peu de recul, je me rends compte que le contexte politique actuel et le chemin qu’il a pris depuis plusieurs années en sont certainement les principales causes.
En 2012 après des années de politique de droite, on a assisté à un semblant d’alternance par l’arrivée de François Hollande du Parti socialiste qui a eu un mandat difficile et qui a déplu à beaucoup dont une très grande partie des électeurs de gauche. En 2017, M. Macron devient président de la République, en promettant une alternative au clivage gauche-droite présent depuis le début de la 5eme république. Il a réussi à battre Marine le Pen, la candidate du Front national dans une période de montée des extrêmes.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/07/2017-marine-le-pen-%C3%A0-lelys%C3%A9e-.html

Marine Le Pen, à l’Elysée en mai 2022.

Seulement les 5 ans qui ont suivi n’ont pas, non plus, convaincu les électeurs sur cette véritable alternance attendue. Ce qui a, je pense, amené Marine LePen à accéder au pouvoir en 2022. C’est à partir de là, que, pour ce qui est de mon poste et de ma fonction de chargé de communication, tout, c’est gâté.
Il est clair que l’idéologie de ce parti ne correspond en rien avec l’objet social des associations dans lesquelles, j’ai et je souhaite travailler.
Alors que les subventions accordées aux associations baissaient déjà de manière exponentielle depuis la présidence Sarkozy, puis Hollande, puis Macron. Depuis l’ère Marine, cette tendance s’est affirmée et tranchée.

Je vois aujourd’hui un vrai tournant qui s’est produit pendant et après la campagne présidentielle de 2017 qui pourrait se résumer comme la campagne critique des médias, accusés d’être impartiaux, de gauche qui ont choisi de détruire un candidat de droite pour favoriser le candidat E. Macron qui a été élu président. Une grosse partie de la population française a perdu confiance en eux et en l’information de manière générale. Elle reste aujourd’hui, encore, sceptique et souvent sensible aux tendances complotistes. Cela a impacté et impacte encore aujourd’hui le métier de communicant. Il y a une forme de méfiance généralisée. Qui ne s’est malheureusement pas arrangé par la suite.

Ce contexte et cette évolution politique et géopolitique ont, avant toute chose, raréfié le nombre de postes de chargé de communication dans l’associatif puisqu’ils ont raréfié le nombre d’associations existantes. La raison est simple, les subventions accordées qui permettaient jusque-là à bon nombre d’associations d’exister et d’embaucher des salariés, ont été suspendue.
Le planning familial a disparu, ou a été contraint de disparaitre, selon les interprétations, dès l’arrivée au pouvoir de Madame Lepen. Ce n’était qu’un début. Un des symboles, pour moi, marquant d’une dynamique qui ne s’arrêterait pas en “si bon chemin” a été la récupération des locaux de la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) par le gouvernement en 2023. Depuis beaucoup d’associations ont disparu, et celle qui existent encore ont dû totalement repenser leur fonctionnement et se séparer de bons nombres de salariés. J’ai moi aussi perdu mon travail de chargé de communication dans ce contexte et passé quelques années durant lesquelles j’ai dû élargir le spectre des organisations dans lesquelles je me voyais travailler.

Enfin il y a deux mois, j’ai trouvé un travail et dans un domaine qui me plaît. Alors certes, il a fallu que je me dirige vers des associations plus consensuelles, possédant une histoire ou une part d’identité en lien avec le catholicisme, mais j’ai trouvé. Et ces associations se portent bien et mènent des actions auprès de publics qui sont dans le besoin, ou dans une situation sociale qui m’alerte.

Cela fait donc déjà deux mois que je suis chargé de communication au secours catholique dans le service du mal-logement. Et je me rends compte après 5 années sans emploi que le métier a quelque peu changé.

Dans le métier de communicant et particulièrement dans ce secteur, beaucoup de choses ont changé et pas seulement ces cinq dernières années. Ces évolutions sont en grande partie dues aux technologies qui sont en perpétuelle mutation. Aujourd’hui beaucoup de pratiques ont changé et la technique a permis des évolutions profitables au travail quotidien, tout en apportant, dans un même temps, son lot de nouvelles problématiques.
Nous perdons beaucoup moins de temps dans le choix des cibles et dans les réflexions qui précèdent une publication ou une campagne de communication. Avec la collecte de données personnelles et les informations que l’on possède les uns sur les autres, c’est un algorithme qui définit à qui tel ou tel message doit s’adresser. Cela va même plus loin. Ces mêmes algorithmes nous indiquent la forme que doit prendre le message en fonction de cibles définies. Les questions sur la préservation des données et la notion de vie privée dont on parlait énormément lorsque j’étais étudiant ont peu à peu disparu, face à la tournure prise. Aujourd’hui, on entend d’ailleurs même plus, dans le débat public la notion de vie privée ou de données personnelles. On parle d’informations non-publiques. Tendez l’oreille, tout est dans la symbolique et la nuance. Il parait même que le gouvernement aurait pour chacun de nous une fiche précise d’informations très personnelles. « Un peu comme un fichier Tulard [ Créé sous le régime de vichy, c’est un ensemble de fichiers d’informations sur les personnes juives qui porte le nom de son créateur], mais avec les moyens de la technologie moderne ».

François DUPAIRE et Farid BOUDJELLAL, La Présidente, 2015, Les Arènes BD – Demopolis, p82

La logistique a, elle aussi évolué. Nos boîtes mail répondent pour nous à la plupart de nos e-mails. Elles nous débarrassent, il faut bien le dire, de toutes ces tâches chronophages qui étaient une sorte de fil rouge de nos journées. Elles ne répondent pas à tous, mais à la plupart des demandes générales, de question de logistique, pratique, etc. Les appareils planifient pour nous nos rendez-vous en fonction de nos disponibilités et nous les rappellent quotidiennement.

Et puis, chose nouvelle également, le fait de ne plus travailler sur un ordinateur. Avec l’évolution des objets connectés c’est mon bureau mon nouvel ordinateur. Enfin mon bureau quand je suis au travail. Mais ça peut être toute sorte d’objets mon poste de travail. C’est finalement juste la machine matérielle qui a disparue, ce qu’il y avait dedans je l’ai avec moi partout. Il me faut juste un objet connecté avec une surface. Ça évite de le transporter, de risquer de le casser et de perdre toutes les données et ça permet d’avoir tout sur soi à tout moment.

Sur le plan idéologique du métier, une des problématiques qui apparait et, particulièrement dans le domaine associatif (de solidarité), avec ces évolutions technologiques, prend racine dans ce contexte politique particulier. En effet, les technologies ont évolué et nous permettent d’être plus efficace, mais elles ont profité également aux services de renseignements qui ne voient pas d’un très bon œil l’existence de telles structures dans lesquelles je souhaite m’investir professionnellement. Bien que des associations comme le Secours Catholique soit pour le gouvernement plus honorable que la ligue des droits de l’homme, elle n’en reste pas moins à surveiller. Et la totalité des actions de telles structures ne leur convient pas toujours. Le secours catholique avait un service qui intervenait sur les problématiques carcérales, mais nous n’avons plus d’accès en détention. On sent que l’action de l’association devrait se diriger vers un public plus ou moins choisi. Et que ce même gouvernement n’est pas totalement dupe des positions de l’association qui ne rentre pas totalement dans ses lignes.

http://fr.ubergizmo.com/2013/02/15/holocauste-hologrammes.html

Réunion par hologramme

La surveillance s’est généralisée, et il nous faut ruser pour pouvoir se retrouver sur des temps de travail commun pour organiser une forme de résistance. Heureusement, ces mêmes évolutions technologiques nous le permettent aussi. Nous assistons depuis déjà de nombreuses années à cette tendance de repli sur soi. Et l’accès aux commandes de partis extrêmes n’est pas un privilège français. Ces montées de partis politiques nationalistes sont présentes dans beaucoup de pays du monde. Ces évolutions technologiques nous permettent beaucoup plus facilement de se retrouver malgré les distances qui peuvent nous séparer. La généralisation des hologrammes donne des réunions qui seraient apparu comme surréaliste il y a encore 20 ans, mais facilite le travail des ONG présentes dans plusieurs pays. L’évolution des possibilités de cryptage a croit ce qui est une bonne chose pour nos actions, mais dans le même temps, les possibilités de déchiffrage se sont elles aussi perfectionnées. Sans faire de parallèle, aucun, j’ai parfois un sentiment de vivre ce qu’on me racontait enfant dans les livres d’histoire sur la résistance. À des différences technologiques près.

Le climat politique actuel a aussi bousculé les questionnements, divergences qui depuis un bon nombre d’années, animaient le secteur de l’associatif il y a encore une vingtaine d’années… À cette époque, il y avait par rapport à la professionnalisation de la communication dans ce secteur et l’usage de techniques au départ propres au marketing et au monde de l’entreprise, deux écoles. Une qui ne voulait pas en user et souhaitait que ces associations concentrent leur travail de communication sur la participation citoyenne, quand, l’autre, au contraire, utilisait ces méthodes pour sensibiliser et récupérer des dons qui leur permettaient une indépendance financière. On parlait de mode fonctionnel et relationnel « les modes fonctionnel (basé sur les principes du marketing) et relationnel (fondé sur la participation et la conscientisation) dans les stratégies de communication externe des organisations humanitaires » (Florence Carion, « La communication associative », Communication [En ligne], Vol. 28/1 | 2010, mis en ligne le 23 septembre 2011).
Aujourd’hui, les principales préoccupations de ces associations (pour celles qui existent encore) sont de réussir à convaincre que leur action n’est pas veine et de réussir à faire passer leur message, au sens propre comme au figuré. Il faut faire face à une forme de censure, et une nouvelle notion de vérité qui serait celle détenue par le pouvoir en place. Cette même notion de vérité d’état pose également un problème sur le travail de recherche d’informations, et d’accès à l’information.

Bien que sceptique avec une sensation parfois d’impuissance face à une situation et ce gouvernement bien en place, mais je garde l’espoir que les choses changent et qu’ils finissent par rendre le pouvoir. C’est finalement au moment où ces associations, dans lesquelles je souhaite travailler, ont le plus de travail pour répondre à leur objet social qu’elles peuvent en réaliser le moins. Drôle de paradoxe.

Nicolas Noireau

Bibliographie / Webographie

Florence Carion, « La communication associative  », Communication [En ligne], Vol. 28/1 | 2010, mis en ligne le 23 septembre 2011, consulté le 18 avril 2017. URL : http://communication.revues.org/2106 ; DOI : 10.4000/communication.2106

François DUPAIRE et Farid BOUDJELLAL. (2015).  La Présidente. Paris: Les Arènes BD – Demopolis

Coreight. (2014, Le 14 aout). Fascinante ou effrayante, la communication du future est déjà à notre porte [Billet de blog]. https://coreight.com/content/communication-du-futur-fascinante-ou-effrayante

Baccelli François, « Les réseaux de communication du futur », Annales des Mines – Réalités industrielles, 4/2010 (Novembre 2010), p. 5-9.

Ixchel Delaporte. (2016, le 16 décembre). Comment les maires FN musèlent les associations. L’humanité. http://www.humanite.fr/comment-les-maires-fn-muselent-les-associations-628783

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Rachat d’une entreprise par un géant mondial : est-ce le bon choix ?

Un verre, une amitié, une collaboration, une bande dessinée, me voici lancée avec mes deux acolytes dans une aventure pleine de rebondissements. Qui pouvait deviner que notre métier allait évoluer de cette façon ? 

12 juillet 2015 – Une rencontre allait modifier ma vie professionnelle future. 20h30, dans un café stand-up appelé « Le Paname Art Café », je rencontre Mayada et Maissa, deux jeunes filles accompagnées d’un ami que l’on a en commun. Je découvre alors que ces deux jeunes femmes sont dessinatrices et illustratrices sur les réseaux sociaux, notamment sur instagram. « Desperate Bledardes » est leur alias. Autour de trois verres de coca-cola, notre amitié débute. « Donne-moi ton compte Facebook et ton numéro, on reste en contact ! ».

Dès cet instant, nous savions déjà que nous allions devenir inséparables.

Mayada - Marina - Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

Mayada – Marina – Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

2 mars 2018 – Les pages Instagram et Facebook de « Desperate Bledardes » comptent déjà plus de 840 000 fans, mais nous souhaitons aller beaucoup plus loin que ça. Mayada et Maissa furent approchées par de nombreuses boîtes de productions audiovisuelles pour lancer leur bande dessinée à l’écran après avoir reçu un véritable succès en librairie lors de la publication de leur premier volet en septembre 2017. Cette BD, nous l’avions réalisée toutes les trois. C’est grâce à cela que notre collaboration vit le jour.  Maissa était la scénariste, Mayada la dessinatrice et graphiste, et je m’occupais du marketing et de la communication. Malgré un record de ventes en librairie, nous savions pertinemment que l’avenir du livre était en perdition. En effet, les éditeurs de livres commencaient à connaître une forte concurrence face à des éditeurs spécialisés dans le livre numérique. Ce déclin pouvait être expliqué par le coût élevé du papier à cause de la chute de ses tirages. Si nous souhaitions continuer à publier de nouveaux volets, il fallait alors se diriger vers la lecture numérique.

France 3 parle de Desperate Bledardes - 2017

France 3 parle de Desperate Bledardes – 2017

12 juillet 2020 – Cinq ans déjà. Cinq ans d’amitié. Deux ans de collaboration. Deux ans de succès sur internet. Date clé de la création de notre entreprise. Nous lançons officiellement notre première édition d’une BD en ligne. Cette BD n’a rien d’ordinaire. Nous l’appelons d’ailleurs WBD. Web-bande-dessinée. C’est la première WBD mettant en avant un grand nombre d’influenceurs. À l’ère du digital, il est important de savoir que ces influenceurs possèdent des milliers voire des millions de followers sur les réseaux sociaux. Ils sont en grande partie source d’achats et de décisions. Leurs recommandations et critiques sur Instagram, YouTube ou Facebook se répandent rapidement autour d’eux par le bouche-à-oreille. Ils sont devenus depuis plus d’une dizaine d’années des personnes clés dans une stratégie digitale. Les mettre en avant dans une bande dessinée en ligne, c’était un choix très important pour nous. « Ça passe ou ça casse. ».

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L’intelligence artificielle au service du journalisme en 2035

Depuis des années, les médias font face à de nouveaux défis. Du web 2.0 à la réalité augmentée en passant par la robotique, toutes les professions sont concernés par ces évolutions et le journalisme n’y a pas échappé. Aujourd’hui les professionnels de l’information doivent s’adapter à cette nouvelle intelligence artificielle et numérique. Qu’en est-il du métier de journaliste ?

L’essor des algorithmes…

 

Crédit: Josh Jarman

 

Le 20 septembre 2035, un article rédigé par un algorithme programmé en collaboration avec un journaliste a remporté le prix Pulitzer dans la catégorie Journalisme. C’est une première pour la profession. Tant redoutés en 2014, les « robots-journalistes » ont inlassablement évolué et ont perfectionné leur niveau.

Conçu à l’initiale pour filtrer de grandes quantités de données brutes afin de les convertir en récit personnalisé dans un style d’écriture assez limité, leur mission ont véritablement évolué. Aujourd’hui, les robots-journalistes sont capables de recueillir des informations, faire des captures d’écran sur internet et poster eux-mêmes leur propre article en ligne. Leurs articles ont même la mention « article écrit par un robot ou une intelligence artificielle » au bas de page. Ils ont aussi la possibilité de détecter les sujets porteurs qui pourraient intéresser les lecteurs et les communiquer instantanément aux journalistes pour qu’ils puissent les rédiger.

Bien qu’aujourd’hui, les agences de presse du monde entier diffusent des milliers d’articles conçus par des algorithmes, le métier de journaliste n’est pas mort pour autant. Alors que les missions des algorithmes ont clairement évolué, ces dernières restent tout de même limitées. Les journalistes ont réussi à conserver une part de leur métier. Car en effet, quand bien même la robotique a grandement évolué ces dernières années, le robot se trouve toujours dans l’incapacité de se déplacer sur le terrain, dans l’incapacité d’accorder des interviews, et n’acquiert pas la notion de neutralité, fer de lance du métier de journaliste.

Toutes ces évolutions ont contribué à intégrer au sein des écoles de journalisme des sections informatiques afin d’apprendre aux élèves à coder. Mais cela ne démontre en aucun cas que le métier de journaliste est meurtri. Une réelle collaboration entre informaticien et journaliste existe et c’est ensemble qu’ils conçoivent des données journalistiques. Cette évolution n’a donc pas exterminé le métier de journaliste, comme on pouvait si bien l’affirmait 15 ans auparavant, dans la mesure où il existe une véritable forme de collaboration entre les robots et les journalistes. Ces derniers auront ainsi la possibilité de se pencher un peu plus sur des sujets de fond, et traiter l’actualité à la manière d’un documentaire.

…au service du slow-journalisme

 

 

Comme son nom l’indique, le « slow journalisme » prend le temps d’informer. Grâce à l’avènement des robots-journalistes, le concept du slow journalisme, qui avait vu le jour dans les années 2000 est plus que d’actualité en 2035. Très tendance dans les années 2000, ce discours « slow » a peu à peu envahi de nouveau les médias, se traduisant par des modes de production en opposition à l’immédiateté et à l’instantanéité qui caractérisaient nos sociétés en 2015. Alors que les robots-journalistes ont pris le pas sur la construction de brève, le commentaire de compétition sportive, ils laissent du temps aux journalistes de traiter des sujets de fonds sous forme de web-documentaire.

Une nouvelle manière de raconter l’information

 

 

À l’image du documentaire « Prison Valley, l’industrie de la prison », le web-documentaire est de nouveaux d’actualité au sein des rédactions désireuses de traiter des sujets de fonds, laissant les « journalistes-robots » traiter l’actualité en direct. Un tout nouveau journalisme narratif s’est développé allant à contre-courant de ce que prédisaient les spécialistes de l’époque, prônant un journalisme instantané.

La réalité virtuelle : Un nouveau média à part entière

Déjà en 2017, plusieurs chaînes d’information se sont essayé un tout nouveau modèle de journalisme, « Le journalisme immersif ». La pionnière : Nonny de la Peña, ancienne directrice générale d’Emblematic Group (anciennement, Virtual Pyedog) et chercheur à l’École Annenberg pour la communication et le journalisme à l’Université de Californie du Sud selon Wikipedia. En 2015, elle a expérimenté cette nouvelle forme immersive de journalisme, dont l’objectif était de permettre au spectateur de prendre place au sein de l’actualité, de l’histoire. Son projet le plus connu reste « Project Syria ». Cette expérience immersion est diffusée pour la première fois en janvier 2014.

ARTE 360, le Parisien 360, tous se sont ensuite essayés au documentaire immersif 360°. En 2035, toutes les rédactions disposent sans exception de la réalité virtuelle. La première a avoir pris en compte la réalité virtuelle comme véritable média était la célèbre chaîne américaine d’information en continu, CNN. Elle avait développé le journalisme immersif et avait proposé des reportages en 360°. Une unité entièrement dédiée à la réalité virtuelle avait vu le jour, ce qui donna les premiers reportages du journalisme immersif. À l’époque, couvrir certaines actualités via des vidéos immersives était une petite révolution. Ce nouveau mode de journalisme permettait de plonger le spectateur au cœur de l’action et susciter d’avantage l’empathie. Ainsi, le spectateur, en plus d’être témoin d’une actualité, avait la possibilité de vivre un événement important.

De son côté, la chaîne ABC News a plongé les spectateurs au cœur d’une parade militaire de Corée du Nord dans le cadre du projet « Inside North Korea». Diffusé pour la première fois le 10 décembre, ce documentaire a été réalisé en partenariat avec la société de réalité virtuelle Jaunt, et distribué via l’application du même nom. Alors que l’utilisateur est assis confortablement sur son canapé, celui-ci a la véritable sensation d’être en plein coeur d’une manifestation du 70ème anniversaire du Parti du travail de Corée, au beau milieu de la place Kim II-sung. 

 

Inside North Korea VR | ABC News #360Video

Considéré en 2016 comme une simple gadget visuel, la Réalité virtuelle fait partie intégrante des nouveaux médias. En effet, il a fallu de nombreuses années à la radio, la télévision ou l’ordinateur pour se démocratiser et être présent dans tous les foyers. Interactivité, personnalisation, mobilité, immersion, la réalité virtuelle répond au besoin d’une époque en pleine mutation. La réalité virtuelle est le seul média qui place l’utilisateur au centre, lui donnant ainsi la possibilité de contrôler, diriger son champ de vision, choisissant ce qu’il veut regarder.

Dans le monde de la réalité virtuelle, le potentiel de l’empathie est accentué. L’actualité est vécue par le spectateur ce qui provoque de l’émotion, de l’empathie comme aucun autre média. Les sujets réalisés en 360° sont très puissants en sensation, car ils permettent une immersion totale du spectateur, il propose un effet une présence intense. L’impression de vivre un événement réel, car le spectateur n’est pas séparé par un écran ou une télé.

Dans les années 2000, les téléspectateurs étaient déjà confrontés à ce type de « journalisme sensationnel ». Les chaînes d’information en continu, en quête d’audimat, étaient dans une course au scoop, entrainant ainsi la publication d’informations dont les sources n’étaient pas toujours fiables et vérifiées. De plus, la recherche du sensationnel était omniprésente. Pour capter l’attention des téléspectateurs, les médias ont très vite fait appel au sensationnel et aux images chocs. Mais, ce journalisme d’immersion repose sur l’idée qu’avec plus d’empathie, nous sommes capables de mieux comprendre l’information. Or, faire ressentir l’émotion n’a pas pour finalité de faire comprendre le monde. Le journaliste doit l’expliquer, le distancer et mettre l’information dans le contexte. C’est pour cette raison, que le journaliste a développé une toute nouvelle façon de raconter l’information sans pour autant la dénaturer.

Si nous remontons 20 ans en arrière, de nombreux médias, surtout les médias français, étaient affolés de voir la réalité virtuelle s’approprier l’univers journalistique. Or, notre monde a évolué, et nous devons nous adapter aux changements. Il a été très difficile pour les journalistes de s’adapter aux changements, et d’intégrer une nouvelle sémantique, un nouveau langage.

Toutes ces mutations ont fait l’objet d’attention et de critique. À l’image de la télévision, d’internet ou encore des smartphones, l’intelligence virtuelle a été accusée de couper notre lien avec le réel, jusqu’à ce qu’elle devienne notre réalité.

 

Bibliographie

Articles en ligne

 

  • ROCHE Sophie, (3 Mars 2017), « Le journalisme : vers une intelligence artificielle ? », arte.fr, Repéré à
    http://future.arte.tv/fr/le-journalisme-vers-une-intelligence-artificielle

 

 

 

 

  • GIZARD Dakota, (11 juin 2016), « Journalisme 360° : une réalité (virtuelle) bientôt inévitable », horizonsmediatiques.fr, Repéré à
    https://horizonsmediatiques.fr/2016/06/journalisme-360-une-realite-virtuelle-bientot-inevitable/

 

 

 

Revues

 

 

 

 

 

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Chargée de com’ interne en freelance : Le nouveau concept qui a conquis les PME

S’imposer face aux grands groupes internationaux, survivre à la dure loi du marché, fidéliser leurs salariés : tels sont les défis auxquelles sont confrontées les petites entreprises et celles de taille moyenne. Bien plus qu’un simple levier pour y parvenir, la nécessité de maîtriser parfaitement l’art de communiquer devient alors une priorité. Les PME seraient-elles le nouveau secteur de prédilection pour les métiers de la communication ?

 

Un contexte difficile pour les métiers de la communication

 

Une économie ultra-libérale

Notre société a été marquée par de nombreux changements cette dernière décennie. La suppression des barrières économiques, le rayonnement mondial de certaines marques et la mondialisation ont conduit à une libéralisation et à une internationalisation progressive et totale de notre économie de marché. La concurrence accrue, conséquence directe de ce nouveau modèle économique, a multiplié les phénomènes de concentration et de fusion. Le marché se voit donc dominé par de grands groupes, le rendant difficile d’accès pour les plus petites entreprises et créant une réelle problématique dans les domaines de la communication et de la publicité.

Dans ce contexte très concurrentiel, difficile pour les jeunes entreprises et celles de petite taille de se démarquer. Leur manque de visibilité et leur faible budget ralentissent voire freinent leur développement, les empêchant de concurrencer les autres entreprises. Leurs besoins sont pourtant clairement identifiés : développement d’actions de communication internes et externes, recrutement de nouvelles compétences spécialisées dans les nouveaux outils et stratégies actuelles.

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