La Mode tisse sa toile

Images tirées du film Sex and the city 2

Images tirées du film Sex and the city 2

 

Avec son lot de surprises, d’extravagances, de paillettes, et de stars, la Mode garantit toujours le show. Réunissant ses créateurs aux univers farfelus, ses journalistes impitoyables, en passant par ses mannequins aux mensurations d’exception, qu’on se la dise, la mode est un milieu qui fascine. Dans une société de plus en plus superficielle et matérialiste, c’est aujourd’hui une industrie qui fait rêver, et par conséquent, fait vendre. Les cinéastes l’ont bien compris et marient depuis quelques années déjà Mode et 7e art.   

 

Fashionista, fais-moi rire !

Dès les années 2000, mode et cinéma sont déjà un couple fashion victime : Zoolander, Dans les griffes de la mode, Fashion Maman, Sex & the city, jusqu’au très populaire Le Diable s’habille en Prada. L’un des plus gros succès de l’année 2006, le film met en scène une Meryl Streep plus extravagante que jamais dans le rôle d’une oppressive rédactrice en chef d’un prestigieux magazine de mode. Les scènes aussi comiques que satiriques ont fait de cette production un film culte. Le scénario n’en reste pas moins une « caricature » du milieu mystifié et inconnu de la mode, comme l’a rappelé la papesse de la mode elle-même, Anna Wintour. Mais c’est bel et bien cette exagération qui, dans un premier temps, a plu au public. Le film aurait ainsi rapporté 326 millions de dollars de recette dans le monde (rien que ça).

 De gauche à droite: Zoolander, Sex & City 2, Confessions d'une accro du shopping, Le diable s'habille en prada.De gauche à droite: Zoolander, Sex & City 2, Confessions d’une accro du shopping, Le diable s’habille en prada.

La formule a donc longtemps été la même : mettre en images des personnages plus extravagants les uns que les autres, en accentuant à l’extrême leurs traits de caractère. On donne au public ce qu’il veut voir, des créatures marginales et intrigantes, l’objectif étant d’entretenir cette fascination que peut susciter cet univers. Dans Zoolander, on retrouve donc un Ben Stiller dans le rôle d’un mannequin assez…disons-le « stupide », tandis que Carries et ses amies (Sex & the city) sont prêtes à toutes les folies pour rester chic en toutes circonstances.

 

 

Artiste torturé fait son cinéma

Fascinant toujours davantage, on a ensuite assisté à partir de 2010 à un enchaînement de documentaires et de biopics, faisant le portrait des créateurs les plus iconiques. Suivant la mouvance de la téléréalité, la tendance s’est donc renouvelée. En quête de davantage de réalisme et d’histoire. Les portraits qui y sont dessinés illustrent les vies trash et torturées de ces designers professionnels exigeants, artistes incompris, et célébrités intouchables, qu’on ne peut s’empêcher de vouloir approcher. C’est donc sans surprise que ces biopics ont trouvé leur public, au point que Coco Chanel et Yves Saint Laurent aient tous les deux droits à deux films chacun la même année.

biopic

Coco Channel : 2009 / Yves saint Laurent : 2014

 

 

La vérité, rien que la vérité

Tentant de saisir ce milieu dans son aspect le plus humain, les documentaires fashions ont également fait leur apparition sur grand écran : The September issue (Anna Wintour), Mademoiselle C (Carine Roitfeld)), Picture Me : Le journal vérité d’un top model. En juillet dernier, on retrouvait le designer Raf Simmons à l’affiche dans Dior et Moi, rapportant plus d’1 million de recette (1030 198 euros). Bien loin des clichés, le documentaire met en scène les défis du nouveau directeur artistiques de la maison Dior, arrivé en 2012, suite au départ précipité de John Galliano. Le styliste et ses employés « les petites mains » ne disposent alors que de huit semaines pour lancer leur première collection haute couture. Au programme, intrigue, suspense et happy ending, en somme tous les codes d’un vrai film hollywoodien.

Le 13 avril, c’est Anna Wintour qu’on retrouvera, au Festival du Film de Tribecca dans « The First Monday of May » un documentaire réalisé par Andrew Rossi, présentant les coulisses du prestigieux gala du MET. L’alliance mariage cinéma -mode est donc un mariage qui s’annonce prospère.

 

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