Le CNES renforce sa com’ interne en 2032

Je me suis mis dans ma future peau. Celle d’une chargée de communication d’une institution publique devenu en partie privée. Mes missions concernent autant la communication interne qu’externe. Nous sommes donc en 2032. Je travaille dans le service communication du CNES.

J’ai choisi le domaine scientifique et public car j’effectue mon stage à l’Observatoire de Paris et je souhaite persévérer dans le secteur de la recherche et des sciences car je le trouve plein d’avenir et sans cesse renouvelé par de passionnantes découvertes.

 

 

Le CNES en 2032

@cnes

Le CNES est une institution publique depuis sa création en 1961. Mais depuis, 2020, l’établissement est passé au privé. Sous le gouvernement de 2017, les institutions rattachées à l’éducation supérieure de recherche ont été progressivement invitées à rejoindre le secteur privé. Cependant, le CNES n’est pas à 100% une entreprise privée. 30 % de ses moyens financiers sont des redevances et aides publiques. L’état n’a pas voulu délaisser son centre national d’études spatiales aux mains des industriels et des commerciales sans avoir son mot à dire.

Étant en partie privée et en partie public, nous retrouvons au sein du CNES des fonctionnaires, mais également des employés sans parcours gouvernemental dont je fais partie. Le secteur communication, depuis quelques années, a grandi. Nous sommes maintenant huit membres employés à plein temps. Nous n’avons pas encore été remplacés par des robots ! Durant quelques années, nous avons été réduits à quatre membres mais la direction a réalisé que des bénéfices pourraient être utiles au CNES par de simples moyens tels que développer le département communication.

Nous traitons de la communication interne, externe, du mécénat et partenariat, de l’événementiel et du community management. Cela comprend l’organisation de colloques et d’événements en tous genres (visites, anniversaires, expositions, concours, associations, tournages), des relations presse, du maintien d’une bonne couverture publique et médiatique notamment avec les réseaux sociaux. Ainsi que de la prise en charge du magazine interne : CNESI : centre national d’études spatiales informations. Notre objectif est de rendre la communication au sein de l’entreprise la plus fluide et légère possible. Elle ne doit pas être envahissante et accaparante mais s’intégrer à l’environnement de travail de façon naturelle.

 

La com’ du CNES : mes missions

 

L’équipe communication a une hiérarchie assez simple. Cela n’a pas vraiment subi de transformation. Nous avons la directrice de la communication ainsi que des chargés de tâches spécifiques. Bien que chacun ayant sa spécialité, nous devons être polyvalents et pouvoir nous occuper de tous les aspects qu’exige le service. Je suis en charge de la communication interne mais comme dit précédemment, je ne suis pas cantonnée à un seul volet du département.

La plupart du temps, mon travail est assez varié, il n’est pas trop routinier. Je dirai qu’environ 40% de mon temps est dédié à la réalisation de la publication interne du magazine. Ce magazine est assez nouveau dans l’établissement. Bien que l’idée d’un magazine interne ne soit pas une nouveauté, nous avons trouvé que de retrouver toute l’actualité de l’entreprise dans une publication insufflait un esprit communautaire, un moyen simple de rassembler les employés autour d’événements et de se réjouir d’une nouveauté ou de réfléchir ensemble lorsqu’un problème survient. Le magazine n’est pas imprimé en version papier. La publication en digitale. Les contenus doivent être le plus visuel possible pour une lecture la plus rapide possible. Nous envoyons notre revue sur les boîtes mail de tous les employés du CNES, tous les débuts de mois. Mais nous retrouvons la publication sur les tablettes et écrans disponibles dans tous les départements. En effet à l’entrée de département se trouve un écran devant lequel nous passons notre appareil (tablettes, téléphone, ordinateur…) et la puce située dans l’écran va directement envoyer le magazine dans le périphérique. Ce système fonctionne avec le partage de données et de fichiers. Dans notre bureau, nous avons une table ou nous déposons nos appareils pour les partager plus simplement. Nous pouvons nous les envoyer par le cloud, mais la table permet de déposer les dossiers pour qu’éventuellement, quelqu’un en ai besoin et de manière plus sécurisée. Nous sommes trois employés à nous occuper officiellement du magazine mais nous avons facilement de l’aide de nos autres collègues de la com’. Concrètement, nous rassemblons toutes les actualités du CNES. Nous collectons toutes informations diverses. Le but est de créer cette union et de développer de l’attention et ce sentiment de souciance vis-à-vis de cette institution et ses collègues. De plus, nous espérons installer un esprit solidaire où les employés peuvent s’entraider vis-à-vis de différents problèmes rencontrés. La recherche scientifique peut-être soumise à de fortes compétitions et rivalité, en incitant les chercheurs a demander de l’aide et à en proposer, nous souhaitons faire changer les mentalités et apporter un esprit plus ouvert à l’entraide.

@TA+BLE

Que ce soit les nouvelles découvertes d’un labo, le départ à la retraite d’un chercheur, la visite d’un ministre ou du changement de cuisinier, nous essayons au mieux de couvrir toutes les actualités afin de le délaisser personne au sein du CNES. Dans les grandes institutions, certains départements peuvent se retrouver un peu isolé, nous voulons palier à ce genre de situations et de donner au CNES un esprit d’une grande famille à l’écoute de son prochain. Nous ne sommes peut-être pas les plus efficaces, mais nous nous efforçons d’être la colle, le lien de l’entreprise. Ce qui unit et lie les gens entre eux. Par conséquent nous travaillons en proximité avec le service ressources humaines et la direction.

D’après notre étude, les employés ne sont pas tout à fait indifférents à CNESI. Même si le taux de lecture n’est pas de 100%, nous recevons des retours plutôt positifs.

@Corning Incorporated

 

Nous privilégions une écriture simple et un format bref pour être lu rapidement. Nous jouons beaucoup quand l’information nous le permet sur le visuel, pour une lecture de l’information plus rapide.

Souvent, nous recevons des mails ou des appels d’employés pour nous informer de leurs nouvelles, mais beaucoup des employés ne prennent pas la peine de nous communiquer leurs actualités. Les raisons sont diverses. Cela peut être par il ne sont pas au courant du magazine, ils pensent que personne ne s’intéresse à leurs problèmes, à leurs succès ou ils ne veulent tout simplement pas nous informer.

Un des problèmes malheureux que nous rencontrons encore bien souvent est la dure réalité budgétaire. Lors de difficultés financières, le département communication est un des premiers à devoir se serrer la ceinture. Nous avons un des plus petits budgets du CNES. Cela reste compréhensible, car le domaine de la recherche demande beaucoup de moyens financiers.

 

Les améliorations (techniques), les dysfonctionnements (humains) et vice versa…

 

Globalement depuis quelques années, nous avons amélioré notre organisation. La centralisation des réseaux nous permet de mieux communiquer entre les différentes bases et les différents départements, nos moyens techniques se sont beaucoup améliorés. Nous avons plusieurs réseaux informatiques internes auxquels nous pouvons avoir accès. Leur capacité est très conséquente. Notre système d’archivage est également mis à jour est accessible sans difficultés. Les chercheurs peuvent y retrouver les brevets répertoriés et ouverts au public. Le CNES se veut ouvert aux publics et veut inspirer l’innovation. Le partage du savoir fait donc partie de la philosophie de l’institution.

Le CNES a également investi dans des logiciels informatiques qui enregistre, informatise et classe les informations de façon automatique. Les adresses mail, le numéro de téléphone, les comptes… sont automatiquement classés dans notre carnet d’adresse personnel. C’est un petit outil technologique, mais qui a son intérêt et son efficacité. Pour le service communication, les échanges sont plus fluides et nous gagnons beaucoup de temps.

@ A day made of glass

Une autre innovation technologique que nous utilisons avec beaucoup d’intérêt et qui s’est perfectionnée avec le temps sont les hologrammes. Nous organisons beaucoup de colloques et de réunions. Les hologrammes sont faciles à mettre en place. Cela nous permet de pouvoir échanger, interagir et discuter avec beaucoup plus de facilité. Le CNES travaillant avec beaucoup de personnes à travers le monde, les hologrammes nous aide à ainsi mieux se comprendre et fluidifier nos échanges. Les chercheurs du CNES peuvent ainsi assister à beaucoup de colloques ou réunion qui se situe à n’importe quel endroit de la planète. Cependant si la réunion est au Chili, ils doivent penser à mettre leur réveil.

Lorsqu’un employé manque à une réunion, celle-ci peut-être également enregistrée et visionné par la suite sous forme de petit hologramme (à la manière de Star Wars). Certains en profitent d’ailleurs pour envoyer des messages avec cet outil, plus sympathique et rapide à envoyer qu’un email.

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Cependant, les dysfonctionnements que l’on peut rencontrer ressemblent à ceux que nous pouvions rencontrer il y a 20 ou 30 ans de cela et même depuis des siècles. Et oui, c’est le facteur humain qui reste un porteur de grands soucis et difficultés comme de joie et de plaisir de faire son travail. Les différents, des problèmes, d’affinités, d’égos, les rivalités ou les erreurs continuent de semer le trouble dans le domaine du travail. Nous n’avons pas encore remplacé les employés par des machines ou des programmes informatique mais ce sera un des premiers avantages pour les entreprises, car c’est ce qui pêche le plus dans son bon fonctionnement.

Bien qu’étant une institution mi gouvernementale mi privée dans le secteur de l’innovation, de la technologie et de la recherche, nous constatons que l’humain reste l’acteur essentiel d’une entreprise, son atout le plus précieux, mais aussi le plus incertain et le plus fragile.

 

La conquête de Mars : une motivation à l’innovation

 

@National Geographic

Les premiers voyages humains sur Mars étant prévus pour dans deux à trois ans, l’intérêt pour la conquête spatiale du public est grandissant. Le CNES se doit de maintenir cet intérêt bénéfique de celui-ci. Nous travaillons donc sur un projet qui vise à faire partager la mission martienne et le public. Une communication permanente entre les spationautes et les terriens soucieux de prendre des nouvelles des hommes en voyage pour la terre rouge.

Nous travaillons sur un système de réalité virtuelle une fois les premiers hommes sur Mars. Les Terriens pourront alors se transporter virtuellement sur Mars et dans la navette spatiale pour vivre ce que les astronautes vivront. Il s’agit là de l’aspect communicationnelle. Un moyen de susciter l’intérêt sur l’exploration spatiale et tout ce qui en découle. Pour, une utilisation moins ludique et plus formatrice, la réalité virtuelle aide les astronautes à mieux se préparer et s’entraîner par ce moyen. Les prouesses technologiques aident les hommes et femmes à mieux appréhender les défis qui les attendent à quelque 80 millions de km de la terre.


Bibliographie et Webographie :

ANASTASSOVA M., BURKHARD J.-M., MÉGARD C., EHANNO P. (2007) L’ergonomie de la réalité augmentée pour l’apprentissage : une revue , Le travail humain, (Vol. 70), p. 97-125. Repéré à URL : http://www.cairn.info/revue-le-travail-humain-2007-2-page-97.htm

DOI : 10.3917/th.702.0097

BARIN Jérôme. (2014, 13 Juin). Le plaidoyer anti brevet d’Elon Musk, le patron de Tesla. Silicon 2.0 Le Monde Blog. [Billet de blogue]. Répéré à URL : http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2014/06/13/le-plaidoyer-anti-brevets-delon-musk-le-patron-de-tesla/

DONJEAN Christine. (2016). La communication interne. (Edipro). Repéré à URL : https://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=9NdGYaORFFgC&oi=fnd&pg=PA69&dq=communication+interne+innovante&ots=RcDhvL9cJW&sig=h2C-Nuo_4gbBv7lva_lLtozFYvA#v=onepage&q=communication%20interne%20innovante&f=false

KNAPPENBEGER Brain (Producteur et Réalisateur). (2014). The Internet’s Own Boy: The Story of Aaron Swartz. [Film documentaire]. USA : Luminant Media Unjustsus Films

RÉALITÉ VIRTUELLE.COM. Le magazine de la réalité virtuelle et augmentée. (2017). [Site internet]. Repéré à URL : http://www.realite-virtuelle.com/definition-realite-augmentee

YOUNG MASON et WILKES Justin. (2016). Mars. [Série cinématographique/documentaire]. USA : National Geographic Channel

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